Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Cela fait si longtemps que le monde est un monde
et que nous le peuplons comme l'aurait voulu Dieu;
cela fait si longtemps, l'ombre passe sur mes yeux
et j'ouvre ma fenêtre où s'échappe cette onde.
Le ciel de ce dimanche est semblable à beaucoup:
longue lame en acier, comme une mer glaciale;
je me demande où meurt mon énergie vitale:
dans le berceau du monde ou sous mon derme écrou?
La semaine est passée sans faire plus de bruit
que les combats lointains dont j'ignore tous les cris
d'autres jours sont prévus, et d'autres guerres muettes.
J'ai essayé souvent d'écrire quelques bluettes
mais non, elles sonnaient faux, le monstre est là en moi
et un abîme se creuse alors que l'humain croît.