Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
C'est souvent la nuit
sous le vent qui s'enfuit
par ailleurs, aux mystères
aux aubes rouges d'autres terres
que je sens ton essence
ma chimère, ma fragrance
s'écouler sur les murs
comme un rêve pâle et pur
C'est souvent la nuit
au milieu des cent mille absences
d'un sortilège épanoui
aux ronrons de ma violence
qu'apparait en brillant
ce mouvement murmure
de tes cheveux dansants
comme un rêve pâle et pur
Mais le jour, tout ce bruit
des voitures, de l'ennui
des angoisses et des nerfs
des cris dans la carrière
me perd dans un torrent
parasite et fuyant
où j'oublie, hélas, ce lieu sûr
de ton rêve pâle et pur.