Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Tu dormais dans le lit, encore emmitouflée
par la couverture sale, avec un pied dehors
et tout le reste en rêve, infusion dans ton corps;
j'aime te voir endormie, te savoir protégée
Tes sommeils sont plus longs que mes angoisses nacrées
j'observe ton petit pied, le caressant d'un doigt
lentement, sous sa voûte et c'est le même émoi
qui me parcourt, subtil, au rang des choses sacrées.
Tu dormais dans le lit, dans un silence magique
le chat prenait ma place et il avait raison!
pourquoi l'amour n'est pas une satisfaction?
le matin je dérive en cherchant ma musique...
Et puis tu poseras ton petit pied par terre
ton rayon de pâleur filtrera dans mon dos
et je m'inquièterai, pensant au jour nouveau,
de ne savoir t'offrir qu'un très fade ordinaire.