Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Nous en sommes là-la la
sous les paupières crépusculaires d'un truc qu'on dit infini-ni ni
appelés par des choses métamorphoses
lui, compose des mélodies à demi entendues
lui, rêve de s'allonger en regardant la télé au plafond
lui, vague, hasardeux, repense à Kant, Heidegger
moi, je me gratte.
Il pleut, et parmi les gouttes quelques comètes se disloquent à terre
comme des oeufs écrasés
La vie dégouline par les égouts mais le vrai diable ne viendra pas.
Maintenant nous sommes ici-ci ci
bénis des pleurs du ciel
face aux bars éternels
des illusions bien bâties
Et on traîne, et on traîne, emportés par là-bas,
où y a rien d'nouveau, quelques américaines
qui s'émerveillent facile
les aiguilles de la pluie, la caresse de leurs cils
tout ça c'est d'l'horlogerie
l'étant se vide et se remplit
le trottoir est une clepsydre
Puis, chacun chez soi
les rues sont encore mouillées
l'être se cherche encore
une lèpre solaire écaillent les nuages
c'est une clarté
on a pas vraiment l'âge
pour tout abandonner.