Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Quand la nuit cendreuse aura envahi mes narines
jusqu'aux confins de mes os
quand les draps sales du repos
préserveront mes yeux des graves aurores naphatalines
Quand Dieu, les anges et le grand banquier de la déroute
me tendront enfin leurs bras
pour m'ouvrir de haut en bas
et me feront tousser de l'intérieur comme un' croûte
Quand le chant des étoiles auparavant inaudibles
se mêlera aux couleurs
et aux plus infimes odeurs
pour former des symphonies jugées très peu crédibles
Quand le mystère voudra m'enlacer
la gigantesque gueule crocodile
avalant ma membrure inutile
Quand les mouches du destin
en cohortes viendront danser
sur mon étron au lendemain
Juste avant, juste avant
à la dernière seconde
me trouvant très con
je vais regretter
mes hécatombes,
le bruit de l'eau
la parole
le contact
lors de l'ultime clac, fracas de mes paupières
à deux pas du silence et des plus hautes sphères
je rejetterai ça
vers tous ceux, sacrifiés
que je n'ai jamais su
aimer
(l'un?)