Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Tout le monde est pressé, en retard sur l'horaire
brouhaha silencieux d'un chaos en mouvement
craché, mâché, enfin, une journée ordinaire
gare de Toulouse, la nuit vient lamentablement.
Ces gens vivent une horreur qui les souillent de sa glaire
c'est acide, ça les ronge, ils voudraient plus de temps
devenir des humains, embrasser l'univers
peut-être aimer quelqu'un au loin qui les attend...
Dans cette noria, une femme comme une boule de flipper
est bringuebalée de face en face, avec son chien,
sa détresse est palpable, si on regarde bien
Mais c'est aussi banal que la faim et la peur:
il lui manque de l'argent pour attraper son train;
elle se met à gueuler. C'est poignant et malsain.