Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Les Trois Grands Génies
"Je déteste les histoires d'écrivains qui écrivent.
"Tout les grands le font, Céline parle de son éditeur à longueur de temps, et chez Bukowski, c'est un thème central...
"Je déteste Buk, et Céline est bon quand il parle d'autre chose.
"Tu détestes tout, quoi.
"Ouais, c'est ma façon d'aimer."
Christo me fit son regard d'épagneul intelligent, avec cette moue de sa bouche où ses lèvres viennent se chevaucher l'une l'autre. Je détestais cette gueule aussi. On parlait littérature, à cause de lui. Je déteste parler littérature, comme parler de cul, c'est naze. Mais c'est lui qui était venu me chauffer sur ce terrain, alors qu'on se connaissait pas plus que deux poivrots afficionados d'un même bar. En fait je chimais au comptoir en faisant style de danser, histoire de me montrer aux femelles présentes. Et puis ce type m'avait fait signe, genre "hep toi là, viens j'ai à te causer"; cinématographique. Et j'y étais allé, à sa table, au fond du rad, en m'attendant à tout et à rien. Mais pas à ça: "Tu écris, non?" qui m'avait demandé, à brûle pourpoint comme on dit. Je sais pas pourquoi, mais j'l'ai pas envoyé chier. J'avais dû baiser la veille, ou peu importe, mais par provocation j'ai simplement acquiescé. "Qui a pu te raconter ça?" que j'ai fait. "Personne, ça se voit". J'ai eu l'impression d'être un juif découvert à l'époque nazie, découvert grâce aux affiches aux murs qui montrent les nez crochus, les lobes d'oreilles pendants, là nez de plumitif, oreilles de plumitif.
Alors voilà, un peu énervé (on devrait dire innervé il parait...) et intrigué d'autant, je suis resté à parler avec Christo, à parler de cette bêtise qui nous habite.
"Donc, toi aussi, tu écris...
"Ben oui". Moue bis, mais plus complice cette fois. "Des poèmes surtout, et puis un roman, des fois des essais".
Ca promettait de devenir franchement rasoir, donc, j'attaque un peu:
"Pourquoi tu écris?"
Rire gêné, un peu poussif. "Je sais pas, mais en tous cas, j'espère bien devenir riche."
Là je me suis dit que j'avais à faire à un trisomique bien camouflé. A son tour, il veut savoir "pourquoi j'écris" (c'est de bonne guerre).
"Pour l'amour. Parce que j'y crois pas. Je déteste l'amour, et j'y crois pas, mais j'aimerais bien y croire et aimer ça, alors j'écris pour me convaincre et pour convaincre les autres. Je pense qu'en y mettant les formes, un mensonge devient vrai."
Pour donner un gentil change, je lui ai demandé de quoi causait son roman.
"Ca commence par un mec qui cherche son inspiration..."
C'était le moment idéal pour mettre fin à la conversation. J'ai prétendu aller me faire servir un autre verre, et puis j'ai filé m'intéresser à une fille qui dansait bien.
Le lendemain midi, à la terrasse du RADAR. Je plissais les yeux derrière mes lunettes noires pour survivre aux rares rayons du soleil, parce que bon dieu, la biture, qu'est ce que ça bouffe le nerf optique, c'est pas une légende. Je revois mon poète-devin-illuminé qui rapplique, un livre à la main. Normal pour un écrivain. On peut dire que je l'ai senti arriver. Il avait plus dû se laver depuis la guerre Iran/Irak; la veille à l'intérieur du rad ça passait, mais là, dans le vent qui trimballait ses remugles, c'était à indisposer un clodo. Le v'là donc qui traine sa chair maudite dans ma direction, comme une girafe dans un zoo qui aperçoit une cacahuète. J'avais encore moins envie de blabla que la nuit précédente.
Y'a pas. Il a vraiment la gueule, autant moi, selon lui "ça" se voit, mais alors ce zigue-là, on dirait El Desdichado de Nerval, en moins vainqueur. 1M95 de mal de vivre, voûtés sous une masse de désespoir indicible. Enfin si, peut-être qu'il arrive à le dire son malheur, dans ses poèmes. Va savoir. Des manches de sa redingote couleur chiasse dépassent des serres brillantes et sûrement molles, fichées dans la couverture de son bouquin qu'il posa sur ma table en coulant tout ça d'un geste indescriptible, qui me fit frémir, sérieusement.
"Je peux?". Je grogne, mais pas assez clairement, vu qu'il s'assied quand même.
"Tu n'aimes vraiment pas Bukowski? Ca me surprend...
"Nan, j'ai dit ça par esprit de contradiction, c'est très bien Buk.
"T'es vraiment un con!
"Ouais."
Ensuite il a dû penser qu'on était devenus potes, et il m'a taxé une clope. Entre écrivains ce genre de choses se font. Les écrivains, c'est la pire race de toute l'humanité, juste en dessous, y'a les huissiers, qui eux ne réclament que les impayés.
Christo est un habitué de longue date du RADAR, moi j'y trainais que depuis deux mois. Du coup, il me fait le who's who. A l'entendre ça regorge de poètes, d'écrivains inspirés et de tout ce que la quotidienne proximité des mots engendre comme raclure, ou comme génie, ou comme raclure-génie, les deux allant généralement bien ensemble. Y aurait un poète camé et méphitique dont il faudra que je me méfie (il pourrait me piquer mes gonzesses! ça a l'air d'être le sceau de l'infamie, parce qu'il revient trois fois dessus), un autre poète très gentil (donc, je suppose, nul, mais je peux me tromper) et un prof de lettres, pas net non plus à en croire Christo. En gros c'est le café de Flore; et moi qui avais pris le RADAR pour une sorte de bordel bon marché, je devais avoir de la merde dans les yeux.
De moins en moins envie de blabla. Je sors mon petit carnet de moleskine (la classe) et fais semblant d'être assailli par l'Inspiration.
"T'écris quoi?"
(GNNNNNNNNNNN)
Je laisse filer un temps pendant que je gratte n'importe quoi (normal quand on est Inspiré, on s'arrête pas pour un rien).
"Sur une meuf que j'ai pas baisée.
"Ah oui, c'est un bon thème...
"Oui, ça fait trois ou quatre milliards de Muses potentielles.
"Elle était bonne?
"Moins que sa copine qui, elle, me branchait éhontément. Mais au final la moins jolie était plus sexy, d'un point de vue culturel. Et puis des fois, la ceinture c'est plus enrichissant que la capote."
Il refait sa moue à se prendre des gnons.
"Ouais, ben moi ça doit faire six mois qu'au niveau gonzesse: rien."
(Sans blague? Qu'est-ce que j'en ai à foutre???????)
Faut dire que je commençais à avoir une réputation au RADAR... On me voyait avec plusieurs filles dans la même semaine, sans compter mes danses exhib' devant le comptoir et les soirées où je faisais DJ. Sûr que ça jactait, et les jaloux étaient pas les derniers. Heureusement, j'étais assez nul au billard et tout à fait impotent au babyfoot, ça équilibrait.
Je me re-coince le nez dans mon carnet. Il va bien finir par se lasser.
"Je pourrai lire?"
(GNNNNNNNNNNN)
Je prends le temps de deux vers imaginaires. Au jugé. Tension.
"Oui, bien sûr, si un éditeur accepte de publier ça.
"Tu as de quoi me payer un pastis? J'ai plus un rond, j'ai trop offert de verres ces derniers jours...
Bon. Faut que je le bute. Que je l'éviscère, que je lui entortille les boyaux autour de la bite et que je coule le tout dans du béton, ça fera une jolie sculpture; peut-être même qu'avec ça ils me reprendront aux Beaux-Arts. Mais là, à la terrasse du RADAR, c'est risqué, on est sur la deuxième plus grande place d'Avignon, c'est sûr, y'a des condés partout. Par goût immodéré pour les situations improbables et/ou dangereuses, je décide de l'amener chez moi, pour voir jusqu'où il est capable d'aller dans la succion.
El Desdichado déploie ses membres trop grands autour du fauteuil que je lui ai désigné. Il me fait penser à une araignée démesurée dans une maison de poupée. C'est un peu écoeurant. Il affiche toujours cette gueule du gars qui sait qu'on va tous y passer, et plus tôt qu'on le croit. Le pire, c'est qu'il sait rire, et c'est ça le pire, c'est quand il rit. C'est sonore, gras, un peu vulgaire et ça essaie d'enjoindre les autres à rire. J'ai jamais entendu le rire d'un Béotien, mais je l'imagine exactement comme ça. Pourtant il est touchant. Humain. Pas con, ça c'est sûr. Il a fait Kagne! de la philo! il peut disserter des heures sur Spinoza, et... non, c'est CA le pire: il le fait. Mais il est pas pédant. Pour le peloton d'exécution, je vais devoir attendre. Il veut lire mes trucs. Pourquoi pas. Je sors deux poèmes, un mauvais, un bon, pour voir. Le mauvais est mauvais, le bon est bon. Ok, c'est pas une tanche.
Il y a une bouteille de whisky sur ma table (et des dossiers sur celle d'un ministre...), mais presque vide, il doit rester trois verres, pas plus. Je la range, j'en ai besoin pour ce soir.
"Par contre je veux bien un verre de whisky...
"Heu, désolé mais là c'est quinze heure et si je te sers un verre, je vais m'en faire un, et j'aime pas boire si tôt, sinon après c'est la débandade."
Je placarde le breuvage.
"Oui, mais juste un verre...
"Non je te dis, j'ai pas envie de m'y mettre déjà.
"juste un..."
(GNNNNNNNNNNN)
Il faut sévir, marquer son territoire, et vite. Comme avec les gosses.
Y comprend. Y s'excuse. Il est désolé, y recommencera pas.
Fin de la première rencontre avec le premier Génie.
*
Quelques jours après j'étais "programmé" pour jouer au RADAR. Enfin, on dit "jouer", mais le terme qui convient, c'est plutôt "passer de la musique", Dj selecta comme on disait avant. "DJ", quand on fait que choisir une play list, ça m'énerve (ouais... innerve!), ça fait pompeux.
C'était sympa. Y'avait plein de monde. Les habitués: nos skinheads chéris (tous gentils comme des Mickey), l'Avocat Le Plus Doué De Sa Génération (qui avait pas le diplôme, mais qu'importe), les métalleux bedonnants et bidonnants (dont un fan de Sun-Tzu), les nanas goths romantiques avec leur dentelle et du rouge à lèvre bien vif, nos alcoolos juste alcoolos (pas d'autres signes distinctifs), le patron, Bogoss (le serveur), les pros du billard, les mineurs (c'est toujours gavé de mineurs le RADAR), les lesbiennes (souvent mineures elles aussi), un pote directeur-financier-chômeur qui m'avait fait l'amitié de venir "voir ça", et une nana un peu moche mais très docile que j'avais appelée. Le truc gênant avec elle, c'était pas ses kilos en trop ni ses poils dans le dos, mais son odeur, qui à force, me débectait carrément: une sort de parfum de crayon de papier (vous savez quand on les mordille, ça sent un truc bizarre); j'ai jamais su si c'était une eau de Cologne immonde ou son effluve naturel, genre fish odor syndrome, mais version crayon de papier. En tous cas ça finissait par m'indisposer. C'était cela dit ma promesse de finir par du sexe trash, et des fois, j'aime bien.
L'important quand on prépare sa play list, c'est de se ménager du temps libre, des espaces pour aller fumer, draguer, danser un peu. y en a qui se font pas chier: ils passent trois titres d'affilée comme ça. Moi je veux tout gérer, la moindre transition, le charley ("hit hat") de la fin du titre doit coller avec celui du suivant, la ligne de basse etc. Faut toujours que je sois là pour égaliser les niveaux. A part deux ou trois musicos, personne le remarque, on me traite de maniaque, que ça sert à rien, mais j'ai ma fierté, bordel. C'est pas pour ces paysans que je fais ça, c'est pour moi. Bref, je cale des plages bien longues à intervalles réguliers pour m'esquiver de derrière la régie. Kashmir de Led Zeppelin, par exemple, c'est parfait. D'ailleurs n'importe quel titre de Led Zep est parfait, ils savent pas écrire des chansons de moins de huit minutes.
Je m'esquive donc sur Kashmir. Ma gentille pute puante est contente, on va pouvoir passer un moment ensemble. On sort s'en griller une.
Devant le RADAR, y a l'Avocat Le Plus Doué De Sa Génération qui fait son cinoche avec ses citations latines et ses mains qui s'agitent en tous sens façon Joe Cocker (il renverse du pastis de partout), Sun Tzu reçoit une langue mineure dans le gosier alors qu'il a rien demandé, et sur la place, c'est l'effervescence hormonale: y'a une soirée étudiante dans le pub d'à côté. Mon pote le DAF doit y aller, y'a sa copine la Princesse qui l'attend. Ok. On commence à discuter bouquins avec ma pute, parce que ma pute, elle est loin d'être cruche, elle travaille même en librairie. Je lui parle d'Artaud, j'ai une passion pour ce taré-là, c'est quand même ce que la poésie française (et le surréalisme soit dit en passant) a produit de plus remarquable au siècle passé.
Et là, un petit machin affreux, rejeton improbable d'un John Lennon nain et de Gollum, enchâssé dans un tee-shirt MAGMA, s'approche de nous et scande:
"Certainement l'inspiration existe!"
Ses dents ressemblent à la porte métallique d'un garage de banlieue, pas nettoyé depuis les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Y manque que les tags. Ma garce sursaute comme face au fantome d'Himmler, en plus petit.
Quand je "joue", je paye pas mes verres (évident vous me direz, mais c'était pas comme ça au début, il avait fallu râler). Donc j'en suis à mon xième whisky avec et un taux d'alcoolémie voisin des deux chiffres. J'enchaîne donc par mes vers préférés du sieur Artaud, que je gueule à la Malraux dans son éloge funèbre à Jean Moulin (ma spécialité quand je suis rôti):
"Avec moi, Dieu-le-chien, et sa langue
qui comme un trait perce la croûte
de la double calotte en voûte
de la terre qui le démange"!!
Et l'autre de continuer, sur un ton similaire:
"Et voici le triangle d'eau
qui marche d'un pas de punaise,
mais qui sous la punaise en braise
se retourne en coup de couteau".
On essaie bien de terminer les deux autres quatrains, avec "les seins de terre" et "la vierge au marteau" qui "sent monter l'horrible niveau", mais on mélange un peu tout le merdier, et ça capote. Puis, quand même, une quinzaine de personnes nous matait comme deux échappés de l'hôpital psychiatrique qu'il convenait de les y reconduire aussitôt.
Bref, j'avais trouvé le prof de lettres. Il avait fait sa thèse sur Artaud (je retourne à la régie ficher un morceau un peu long, cette fois c'est un excellent remix de Noir Désir qui se trouve dans "One trip one noise", je sais plus lequel précisément). On échange, plus posément, moins exaltés. Il parait intéressant. On crache sur Sade et Breton (j'aime bien cracher sur Sade, et Breton était un con). Il m'apprend l'anecdote de la sortie d'asile d'Artaud, Breton ayant écrit qu'il fallait ouvrir les portes des asiles psy, Artaud, en revenant de Rodez était allé trouver celui-ci: "Merci cher ami d'être venu avec les chars et les mitraillettes pour me délivrer". On se marre bien. On se refile nos numéros pour se faire un apéro intello un de ces quatre.
Au milieu de notre aréopage improvisé passe un mec fuligineux, les épaules assez larges, une aura étrange s'en dégage, perverse, glauquissime, un croque-mitaine dans une cour de maternelle, mais pas déguisé, flagrant. Gollum/ Lennon et lui se croisent en s'évitant soigneusement comme deux vieux mafieux en guerre depuis des générations. En fait j'avais déjà vu ce gars, c'était un Arabe qui jouait très bien aux échecs, imbattable au RADAR; je devais me mesurer à lui un jour, mais ça s'était pas encore fait. Lui aussi avait des dents à chiquer du pétrole, peut-être un signe, mais je savais pas de quoi.
Bref, faut que je termine mon office, pour justifier les quelques euros que le patron me lâche crânement. En plus, j'ai soif.
Après ça, je ramène ma garce à domicile (elle a mis des talons et des bas, quand même, c'est gentil). J'ai plus envie d'elle, rapport à son odeur/parfum mais pas uniquement: on avait déjà profité des trois possibilités offertes par le corps féminin, et dans ce genre de rapport, si on ne va pas plus loin à chaque fois, on s'emmerde. Mais ne pas désirer la fille, c'est bien pratique, ça permet d'être froid et réfléchi.
(Scène censurée)
Donc je me retire, avant notre acmé réciproque. Elle tremble, cherche de l'air et des points fixes avec ses yeux. Moi je me sens en pleine forme, irrigué de testostérone jusque à la racine des cheveux.
Je m'assieds au bord du lit et commence la lecture de mon passage fétiche de Maldoror, celui qui débute par "Je cherchais une âme qui me ressemblât, et je ne pouvais pas la trouver". L'histoire avec le naufrage, Maldoror qui décide de buter les rescapés au fusil, et la scène finale où il copule avec la requine dominante, le seul être qui lui ressemblât (oui, finalement le poème en prose s'achève sur une happy end).
Elle m'écoute religieusement, un peu plus bouleversée à chaque somptueuse et atroce description de Lautréamont. Pris par le récit, l'un et l'autre. Elle chiale à plusieurs reprises.
Ensuite, en refermant "Les chants de Maldoror", je lui ordonne de m'attendre, là sur mon lit, pendant que j'ai quelque chose à faire, dans mon bureau, à côté. En fait, je suis d'un coup super inspiré, faut que j'écrive un truc.
Là, en quinze minutes, je compose mon poème le plus violent dédié à une nana complètement folle qui me faisait galérer depuis un an. Un de mes premiers poèmes qui me parût valable, rien qu'en le tapant sur mon ordinateur je m'en rendais compte.
je l'appelle, lui demande si elle veut entendre ce que je viens de pondre.
"Oui."
Je la prends sur mes genoux, et après avoir précisé qu'en aucun cas ce texte ne s'adressait à elle (ce qui est peut-être le pire), j'en fais la lecture.
Dedans je promets mille sévices à cette fille, la folle, et clos l'anathème par ces mots simples:
"Reste loin de moi".
Elle pleure encore, mais le trouve très beau, magnifique même. Chouette, je savais bien.
Elle se rhabille et je la raccompagne à sa voiture. On se dit au revoir.
Elle me racontera le lendemain dans un mail qu'elle était restée là, dans sa voiture, hébétée, tourneboulée par ce qu'elle avait vécu, pendant près de vingt minutes avant de prendre la route et d'aller s'endormir dans son petit lit douillet.
Fin du jour où j'ai rencontré le deuxième Génie du RADAR.
(A suivre...)