Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Magie noire. Nous étions une cinquantaine et le diable flottait sans bruit au-dessus de la scène.
Un soleil pendait dans l'immensité devenue minuscule, un soleil presque désolé
un soleil pudique et vêtu de blanc
Le plus absent était le plus présent
Le plus absent était le plus présent
Magie noire dans le jardin circonscrit par le béton
Quelques baisers, des mots tout bas et nous sommes entrés quand les professionnels ont ouvert la porte
CENT ANS DE SOLITUDE et tous les livres non écrits, toutes les paroles non dites, et tout ça n'est RIEN ! Tout ça n'est rien ; dans la petite foule la solitude s'étend et la solitude s'entend, elle souffle la solitude, elle souffle
ça vient peut-être de moi, mais j'ai trouvé ça très différent, vraiment très différent. Peut-être que ça dépassait la vie... peut-être
certains ont parlé, parce qu'il fallait parler, c'est l'usage ; on a fait ce qu'on a pu. putain, on a fait ce qu'on a pu on a fait avec avec les enfants avec le diable et le soleil blanc avec les cent ans de solitude avec la rage assise avec l'amour furieux avec avec avec
et puis
« Ô pêcheur, où vas-tu ? Tu bouillais au bord de la mer, où vas-tu pêcheur ? Tu voulais te cacher ? sous un rocher ? tu as demandé à Dieu ? Où vas-tu pêcheur ? Dieu t'a dit ''va au diable'' ? Où vas-tu pêcheur ? »
brûler dans la mer ?
et puis nous sommes sortis voir par la petite fenêtre
Roule, roule c'est l'infini qui avance
mais si lentement
si lentement