Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman

Publicité

Un jour pas comme un autre

 

 

  Magie noire. Nous étions une cinquantaine et le diable flottait sans bruit au-dessus de la scène.

  Un soleil pendait dans l'immensité devenue minuscule, un soleil presque désolé
un soleil pudique et vêtu de blanc

  Le plus absent était le plus présent

  Le plus absent était le plus présent

  Magie noire dans le jardin circonscrit par le béton

  Quelques baisers, des mots tout bas et nous sommes entrés quand les professionnels ont ouvert la porte

  CENT ANS DE SOLITUDE et tous les livres non écrits, toutes les paroles non dites, et tout ça n'est RIEN ! Tout ça n'est rien ; dans la petite foule la solitude s'étend et la solitude s'entend, elle souffle la solitude, elle souffle

  ça vient peut-être de moi, mais j'ai trouvé ça très différent, vraiment très différent. Peut-être que ça dépassait la vie... peut-être

  certains ont parlé, parce qu'il fallait parler, c'est l'usage ; on a fait ce qu'on a pu. putain, on a fait ce qu'on a pu on a fait avec avec les enfants avec le diable et le soleil blanc avec les cent ans de solitude avec la rage assise avec l'amour furieux avec avec avec

  et puis

  « Ô pêcheur, où vas-tu ? Tu bouillais au bord de la mer, où vas-tu pêcheur ? Tu voulais te cacher ? sous un rocher ? tu as demandé à Dieu ? Où vas-tu pêcheur ? Dieu t'a dit ''va au diable'' ? Où vas-tu pêcheur ? »

  brûler dans la mer ?

  et puis nous sommes sortis voir par la petite fenêtre

  Roule, roule c'est l'infini qui avance
mais si lentement
si lentement

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
c'était un nouveau !
Répondre
M
bin oui, transit... mais bon, je dois pas bien l'utiliser, aussi...
Répondre
I
<br /> <br /> si si, carrément, ainsi passe la gloire du monde, c'est même magnifique dit sur ce texte-là, juste je me demandais si tu faisais un nouveau commentaire ou si tu continuais sur le<br /> précédent.<br /> <br /> <br /> <br />
M
sic
Répondre
I
<br /> <br /> transit ? non je comprends pas...<br /> <br /> <br /> <br />
L
Tu es sans doute tellement imprégné de Fante ou de Céline que tu ne t'en rends plus compte. Je maintiens mon intuition d'abord. Ton texte ne t'appartient plus, il est entre les mains d'autres<br /> lectures. L'atmosphère, la respiration, les répétitions, le phrasé m'évoquent Fante. Une petite piqûre de rappel : " Je sentais sa haine. J'en sentais l'odeur, je pouvais même l'entendre émaner<br /> d'elle." L'absence quasi totale de ponctuation suggère pour moi la souffrance transformée en légèreté, en fumée.
Répondre
I
<br /> <br /> Bon, je m'incline. Ce sont sûrement les meilleures émanations de l'influence, quand on ne cherche pas à imiter, quand on a digéré (c'est un peu le mouton d'Epictète). Il paraît que ça m'arrive<br /> avec Thiéfaine aussi, certaines images... tant mieux, il est des auteurs (comme Céline, Fante, Thiéfaine, qui ont une patte tellement personnelle que les avoir comme modèles peut être<br /> castrateur). Oui, bien vu pour la ponctuation et les majuscules, c'est tout à fait ça, lorsqu'elle est absente dans mes textes, c'est souvent pour me détacher de l'objet "écrit", de la<br /> "littérature", parce que le sujet lui est supérieur et ne se plie plus à ses règles.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Je commence par une remarque interrogative : si tu répètes deux fois « avec » dans, je te cite « putain, on a fait ce qu'on a pu on a fait avec avec les enfants » c’est volontaire ou c’est une<br /> coquille ?<br /> Très bel hommage aux accents « Fantesques » rendu à tous ceux qui disparaissent trop tôt. La détresse retenue a pénétré l’âme du poète qui murmure en criant son impuissance.
Répondre
I
<br /> <br /> Oui, ce redoublement du "avec" est voulu, comme la ponctuation très étrange. Par contre je vois assez peu le rapport avec Fante. Content de te lire ici, l'inconnue. Sourire<br /> <br /> <br /> <br />