Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Religion
Je ne crois pas en mon amour
c'est peut etre un peu lourd
de vivre ainsi
et pourtant ça reste assez joli
comme un corps sous l'océan
déformé par la lumière
s'en va défier le lointain
sans possible retour en arrière
Je ne crois plus
au salut ici bas
ni même encore plus bas
sous l'écorce imbue
de l'insuccès recouvrant la terre
aux tortures et aux misères
l'éternel ment
à tous les croyants
Je ne crois ni à la gloire ni aux voitures
ni aux autoroutes enlacées
dans un beurk futur
de promesses amassées
aux orles d'un présent
que certains trouvent dégoûtant
non moi qui suis assez con
je me complais là, maintenant
Ici en moi
inachevé
insoumis
altéré
soiffard
brun hâlé
bandant
ne bandant pas
X-files
Les Experts
c'est bien assez.
Dans une pierre
tout
l'univers.
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Non-vie, envie et mort
Très longtemps j'ai trempé
dans mes rêves spongieux
destiné à rien
maléable carne cuisant au soleil du monde
et parfois à minuit au mieux
sous l'imparfaite blonde
je m'élançais en vain
tordu du délire de mes pensées incroyables
Et la meuf d'un pote m'offrait ses seins
ovoïde matériel d'une voie lactée
ou la cousine truc d'une horrible garce
à deux doigts d'être visitée un soir
à l'ombre de mon inconscience
s'accolait à ma finitude languide
depuis le pilotis de ses talons hauts
bon. La capsule de la nuit est parfois triviale.
Très longtemps j'ai macéré
dans plus folle soupe encore
J'assiégeais l'impossible
depuis le trône fumeux de mon égo distendu
J'ai vieilli en rêve.
Dans la machine à croire
à fabriquer du stupéfiant
toutes les conquètes se jetaient à mes pieds ailés.
Un matin, j'ai hurlé.
mille bouches gigognes se sont précipitées
pour vérifier l'état du réel
et croquer les fruits de ces arbres intangibles
L'Eden existait, un désert sans vent
et voilà, les caries de mes dents
se trouvèrent bien seules
alors j'ai gratté sous la peau pour trouver des larves et nourrir mes gueules
Maintenant je rêve de cul
sans trop savoir pourquoi, peu importe
mais je me débats In Real Life
j'ai crevé l'abcès de mes espoirs.
Résumé:
Très longtemps j'ai trempé
Et la meuf d'un pote m'offrait ses seins
Très longtemps j'ai macéré
J'ai vieilli en rêve
Un matin j'ai hurlé
L'Eden existait, un désert sans vent
Maintenant je rêve de cul.