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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:48

 

 
  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  C'est quoi le slamm?
j'en sais rien rien rien
c'est pas le vague à l'âme
en tous cas, je vous parle
septième vague

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Il y a un océan de vous
frères coagulés
soeurs écumées
au-dessus vole un hydravion
et sa banderole publicitaire

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  C'est cybernétique comme aujourd'hui
on peut se causer
c'est devenu si technique
moi je mets du SM dans mes SMS
et je veux créer des chimères

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Donc voilà, c'est vous là
je vous dis, le Viel Océan c'est vous
immortel jusqu'à demain
jusqu'à la prochaine marée noire
ultime et sans espoir

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Pauvres petits hommes sans dieux
combien ce matin sont morts?
quand j'ai entendu le soleil grincer dans un volet de chair
un râle inhumain
il ne restait que trois dieux
deux autres assis en tailleur
et des histoires magnifiques
de gens qui courent
des hurleurs
qui en courant ont refait le monde

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Le soleil grinçait dans mon volet
la septième symphonie floquait à ma porte
je crois encore en la poésie
parce qu'elle n'a aucun pouvoir
et que ça c'est beau, gratuit
au sixième sonnet, le septième est offert
sans rien attendre en retour
qu'une huitième vague qui viendrait sussurer des flics flocs indicibles
et nous cramer humides mouillés
de rayons répercutés sur la rétine

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Je propose un marché à ma race
je lui laisse le monde
moi je prends l'univers, j'en connais un bout
et moi!
je suis n'importe qui, j'en ferai du banal
en abandonnant les mots savants
les oxymorons, paronomases et psychomachies
je veux des chimères pour tout le monde
et ne me croyez pas gentil, il en court sur ma peau de la saloperie
juré
tout comme vous, identiques jusqu'au bulbe des poils
qui renferme un secret paradisiaque
tous le même secret, toujours
mais non, ce ne sont pas les consonnes d'Amour

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  C'est pas si facile de chanter
reprendre sa respiration, parfois je m'etouffe
on me dit que j'ai l'air fragile
notre squelette est fait du même plastique
alors parlons de l'amour qui s'astique
à la fenêtre en cherchant son semblable
pour se rouler dans les vagues
perdre notre semblant de contrôle
alors qu'autour tout est si drôle
si on est un peu cynique, ça ne ressemble à rien
ce monde, je vous l'ai dit, je vous le laisse
j'espère que vous n'en voudrez pas
et qu'ainsi l'on s'unira
ensemble dans les flots revenus, tous ainsi sonnés

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Hier, y avait un peu de nuit en filoche
effondrée depuis l'espace des andromèdes et des comètes de glace
des types accrochaient des pancartes aux arbres, aux réverbères
à des grilles pointues, risquant une fêlure
pour propager un peu d'images et de culture
et moi toujours aussi con derrière ma queue, devant des culbutes
j'accourais auprès d'une pute
un peu imaginaire, c'était aussi un renard
et moi la poule qui se jette dans ce traquenard
les types aux pancartes m'ont sauvé de leur seule présence
dans ma nuit de bidoche, de comètes et de lointaines existences
comme quoi
l'enfer est si loin, si près et ça n'empêche pas de jouir, bref.

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  J'enviais les longs poèmes
interlopes
qui enveloppent la vie, la vie salope
la vie méandre
obscure et pas finie
si t'es insatisfait, ben faut savoir la rendre!
y'a que la thématique de l'émotion et nos cuisses seules
elles gueulent nos cuisses un chant d'entourloupe
y'a que ça je dis petits hommes au giron tout vide
se consummant du rien que laissent quand on se traîne en laisse
dans le verre et le ciment nos souvenirs implantés d'un truc un peu mieux
on peut toujours décharger nos détritus sexuels, aller de zero à cent en quelques secondes
mais une fois au bout de la route embrasée par notre exploit de carcasse blême
                           
ma foi, je crois qu'on aimerait mieux un long poème


  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Alors? c'est quoi le slamm?
levons les yeux, dans l'air, là serpente un chemin
explorons les formes, qui mènent où il est tard
la lumière clignote, qui sait quand tintera la dernière note
précisément! c'est à se ronger la raison, restons sots
mes amis, un roulis, une apostrophe blanche s'écrasera sur l'eau
il fera plat, un jour, il fera tard, toutes couleurs égosillées
quand je vois le futur, je m'essoufle
faut se gonfler de liquide pour les étoiles mortes,
même si c'est pas un métier!
je ne vous apprends rien, ensemble agenouillés
ciel! les sillons formés qu'on voit depuis la rive
il n'y a plus que ça, pas question qu'on s'en prive!
c'est la fin, le message allons nous y mouiller

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Bon, je suis un homme, je suis sale et je pue
les angoisses mal armées de désir et de sueur
de n'être pas le dernier poète qui referme le livre pour vous le refiler
ce livre
où j'aurais gravé tous les écueils qui crèvent les flots
ciselures à traverser pour aller loin
avec nos voiles respectives
et cette petite musique qui vous suivrait comme mon sourire
c'est fantastique d'allumer sa noirceur pour vous
dans les ombres aux mains tendues sur l'onde, d'être le phare pâle
crudité, saveur de légitimer ses organes
j'ai tout fait, j'étouffais pour que mes mots soient simples
pour ne pas briller inutilement, seulement jeter un éclat
sur une parcelle de vie noyée dans la brume

  Dans une rivière de lune des ballotements incrédules

  Le temps me presse, je pourris, j'espère que je pourrai
offrir ce sonnet gratuit avant d'être mangé, liquéfié sur le béton qui m'appelle
parce que les rivières, parce que la lune, parce que l'amour
toutes les palettes s'assèchent et m'encroûtent (le whisky me fera schlinguer de la bouche)
penchons la tête, pour voir les choses un peu différement
obliques, nouvelles bêtes, déracinement
même si tout ça c'est un gros mensonge
je flippe, je flippe d'un seul animal enfui du cerveau enclos
fantasmagorie
créature, ailes, queue, cornes, Belzebuth gentil, allez, ronge!
mes miettes à mettre bout à bout
avant que l'heure nous plonge dans un regrettable accident, absent de lumière
parce que le phare en peau, émietté, calciné au four de la terre
s'effondre à vos pieds.

  Maintenant... attendons... peut-être... une huitième vague.

 

 

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Published by ignatius
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commentaires

Nounedeb 09/07/2011 14:59


Oui, la septième vague. Hokusaï. Et toi, connais-tu les sansonnets? C'est plus terre à terre. Pour parler comme toi, ça vous chie dessus. (J'ai honte. Rire)


ignatius 09/07/2011 19:30



Hé hé, oui j'ai eu la chance d'avoir une grand mère intarrissable sur les genres d'oiseaux, mais tiens c'est vrai, j'ai jamais fait de jeu de mots avec "sansonnets"... je manque à tous mes
devoirs!



Nounedeb 09/07/2011 13:28


Je suis sonnée. Pourquoi sept, alors qu'il y a tant de sans? Bon je reprends mon souffle, et je vais m'y essayer tout haut. Si j'en crève, mettez un rire au cénotaphe.


ignatius 09/07/2011 13:34



sept c'est comme la septième vague, tu ne connais pas?



racbouni 08/07/2011 13:43


eheh ! sacré Ignatius !


ignatius 08/07/2011 13:58



T'as vu mon mess sur msn? j'ai un candidat en plus.


Bon sinon, y'a des sonnets pas mauvais je trouve là dedans. C'est un texte prévu pour être dit dans un bar...



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