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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:44


  Chapelle Ardente 

  Les petites bestioles sont encore là
chitinieuses et luisantes créations
accouchées de rêves et de discussions;
écoute: un coeur horrible se débat

  Il y a un monde infect et précieux
tout autour qui plonge ce centre stellaire
nos regards sont aspirés au milieu;
vois: la double relique occulaire

  Le vent abrasif est rassurant et calme
comme la coulure chaude des larmes
qui ne parcourent plus nos faces obscènes;
touche à la chair figée, la dure aubaine

  Les cinq sens ne suffiront pas
non
la béance est vetigineuse, belle, frisson
conte inoubliable de l'enfance à la fin
mais des feuilles sèches s'envolent au vent
et forment un très court instant
un dessin qui stupéfie
les rois se recouvrent d'angoisses aux doigts acérés
il se peut que tout s'efface
pense! avec un effort de contraction intense
des muscles tendres
avant de rendre
cette mémoire au temps
qui nous aura vu passer.

 

__________________________________________________

 

  Tentative de Sacrilège

  Forme, quelles formes?
celles des mortelles exigences?
des étoiles tentaculaires qui transpercent la coque indéfinie
de la perfection?

  Petit bonhomme, tu es un petit bonhomme
rempli de gaz
de foutre
d'indécence et de calamités
de vide envahissant
tapat tapat tapat
respiration ternaire de la vie
tryptique reproduit à l'infini
 -enfin, l'infini, soyons romantiques!

  Les héros sont morts
le bronze est vert-de-gris
souvent, leurs tombeaux sont putatifs.

  La question de la forme revient par cycle
c'est donc qu'elle mérite de se poser là

  Dans une machine à tricoter la chair
je veux en découdre, avec les humains, les abominations dont nous accouchons;
Frankenstein, lève-toi
et compose ton Chant monstrueux!

 

___________________________________________________

 

  Dissertation autour de la problèmatique de la dissection

 

  Et l'amour? Il faut en causer
autour d'un bocal rempli d'organes baignés de formol
d'un peu d'alcool
face à une robe chatoyante, il faut oser

  Il ne restera ni nos élans confus
ni les pas de danses inventées
ni l'empreinte du contact tiède et diffus
juste un squelette de simagrées

  Nous avons osé
nous nous sommes reproduits
la mort a parlé
cette somme glisse dans le grand huit

  Des enfants hideux clament leur stridente approche du monde
c'est oppressant et définitivement notre faute
il faut se battre contre l'incidence des ondes
ne pas croire qu'il y a eu des cosmonautes

  Je contourne le problème
ne dis rien de ce qu'il faudrait dire
j'ai froid, l'amour n'y peut rien
mes chairs fleurent des chrysanthèmes
boursouflées de crevures sifflotantes
d'anélides vertueuses au venin de vampire,
ces fleurs mortuaires embellissent La Chose
que je ne peux même pas épeler
cet oignon gigantesque

  Nous ne sommes plus que quelques uns de cette grande armée
et Jérusalem est encore très loin

  Je n'ai pas encore perdu
mais ma charrette est chargée d'ordures,
d'armes rouillées, de bannières vermoulues
et mon souffle est obscur

  Pardonnez-moi d'intervertir
les sentiments, le désir, le sexe et le combat
la procréation et la création
les mots sincères et la poésie

  Je ne peux pas savoir si j'irai au bout de ce chemin qui plonge dans le
ravin
et si mon cri, peu mélodieux,
poussera les autres à vivre
ou ne sera qu'un long:
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

 

_____________________________________________________

 

  Mémoire de la mer

 

  Je mens, je mens, je mens
tu manques à tout
les devoirs, la peau qui s'interroge
dans sa palpitation morne
la chose impossible s'est produite
et avant même
le fil avait pris feu
nous le regardions grignotter
le calendrier abominable
et les jours nouveaux ont été créés
sans noms, sans saints à fêter
calendrier de l'Après

  Oh oui, je mens, je mens, je mens
je me disloque fièrement en bêtises pôlies
tête grotesque et haute
par-delà le talus qui voit passer les obus
la guerre a commencé
je laisse filtrer de fausses informations
la préparation pour le Grand Final ne m'inquite pas
outre mesure
je me gorge de vins et de raisons
d'éclaircissements
de douleurs narcisses à retourner en flèches ignominieuses
filetées pour les idiots
je me veux chimiothérapeutique

  Nous, nous sommes ici
dans le no man's land en fusion
sous le soleil-aberration
décor qui pleure le drame gouttelettes
acidifiées d'amour
ça fait des trous de respiration
j'espère ne rien négliger
ne pas penser à la compèt'

  Le réel n'a pas honte!
et pourtant les fleuves se rejoignent non loin du théâtre des opérations
goût salé qui fouette la roche
scalpélisée de ces embruns dévorateurs
en contre-jour face à la lune qui repeint la nuit
tu es là, haut,
à la recherche de l'Eternel muet qui a trop fermé sa gueule d'enculé!
il pouvait dire un mot, un tout petit, comme une brise sur ton sourire
enfin, on ne saura jamais vraiment
il en reste des mystère, Lautréamont était un con

  Sûrement que la mer se jette encore sur ce rocher surmonté
d'un seul pin
qui en a eu de la chance, cette nuit-là.

 

___________________________________________________

 

  Voix de garage

  La Grande Ombre
ma grand-mère et ses avc
stars inside the system
la volonté Première

  Pas facile de se causer

  Mais:
  Vous, voisins, viscères du corps sociétal
les beaux yeux, les moins beaux
loosers, winners
du temps présent
nous en avons des choses à partager
Ici sur FACEBOOK,
mais si, mais si.

  La révolution de nos cerveaux est en marche
(c'est le ptit vélo qui parle)
je vous jure
ecoutez
ce ronron, grésillement d'une machine imparfaite, certes
mais dont les possibilités frôlent le firmament de l'infini
"je mange, je bois, je fais caca, je fais pipi"
nos réseaux s'entrecroisent en nébuleuses,
nébuleuses
leurs rencontres ne fera de mal à personne
c'est pas comme dans le VRAI espace
où les particules élémentaires se sont forgées grâce à une musique
un peu inaudible, il faut bien l'admettre.

  Donc, cette interface nous connecte; joie.
c'est comme la vie, en plus mou, on peut passer au travers
en laissant des traces impalpables
revenons à la vie

  Donc, ce mouvement nous projette les uns contre les autres
atomes et percussion
encore de la musique! tout ne serait que musique? C'est sûrement ça.

  J'écoute, j'écoute
avant de me balancer sur
quelqu'un, quelque chose
qui me renverra ma force
dont j'aurai alors une idée précise.

 

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Published by ignatius
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commentaires

Nounedeb 19/01/2011 09:41


Salut Ignatius. Je n'ai lu que "Chapelle ardente" - je limite mon temps devant l'ordi. C'est très beau, me touche sans mots pour le dire. Bonne journée.


ignatius 20/01/2011 10:03



Ton passage me fait toujours plaisir, et je pense souvent à tes platanes au ''digitus impudicus''!!! Bonne journée à toi aussi



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