Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:23

 

 

  Oui, la mer s'était écartée
mais les peuples pissèrent, pissèrent, et finirent par se noyer
alors la chair gonfla, gonfla, pourrit
puis dans ce microcosme nouveau
des vers injectés par la nécessité darwinienne
se reproduisirent, se reproduisirent
et de nouveaux peuples apparurent
(pour les détails, consulter la bible).

  Derrière leurs lunettes de visée quelques dieux se marraient
derrière leurs boutons rouges quelques chefs se faisaient sucer la pine
bien sûr, la plupart des hommes se faisaient sucer la pine
mais sans bouton rouge

  les dieux n'étaient donc plus que l'équivalent des rires pré-enregistrés
de ces sitcoms qui remplacèrent les tragédies grecques

  ayant échoué à diffuser la lumière pour tous ces nouveaux peuples
on fit des abats-jours avec la chair humaine (ce qui est très poétique)

  on planta sur la Lune une espèce de peinture moderne
avec des étoiles et des bandes
un truc aussi moche qu'un tableau de Buren.

  Il y a eu des hippies, des punks, des youppies et des altermondialistes.

  Il paraît que la mer menace de nous recouvrir.

  On a dû chier quelque part.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by ignatius
commenter cet article

commentaires

Langda 12/03/2012 18:48

Vu comme ça, on peut pas faire mieux !
C'est vrai, c'est surtout la fin qui est un peu rapide.

Langda 12/03/2012 17:40

C'est mon tour de faire le casse-pied qui vient mettre son grain de sel, mais je ne partage pas l'enthousiasme général autour de ce poème. Pourtant, de très bon vers, je retiens surtout les deux
distiques du milieu, qui sont très bons, à la fois drôles et profonds. Le reste n'est pas mal, mais à goût, seulement drôle. En même temps, mon avis, on s'en fout, et j'espère que tu ne le prendras
pas mal.

ignatius 12/03/2012 18:40



Erreur ! c'est le plus beau poème composé par un être humain le vendredi 9 mars entre 11h00 et 11h30, en Avignon, à l'angle de la rue de la république et de la place des corps saints.


Sinon, je conviens avec toi qu'il est améliorable, surtout la fin en fait : entre " Buren " et la mer qui nous recouvre je trouve que je suis allé un peu vite. Le début je pense pas le modifier.


Houlà si, je l'ai mal pris, je vais venir vaticiner sur ton blog.



miou 10/03/2012 10:46

Tu n'as pas oublié de prendre les vessies pour des lanternes! Que c'est joli dans le noir!

ignatius 10/03/2012 11:17



Tu me lis dans le noir ? j'écris du radioactif ?



racbouni 09/03/2012 15:29

Imbibée, scusez, la fatigue !

Décidément, quel succès notre Ignatius !

les filles n'ont pas fini de ressentir derrière l'or ciselé des poèmes la pudique et terrible douleur de l'être solitaire...

ignatius 10/03/2012 11:17



et mes doigts qui sentent la *****... ben oui, faut se sortir les doigts du cul pour écrire, non ?



askelia 09/03/2012 15:22

on peut dire que je suis dingue de ta plume.

ignatius 10/03/2012 11:16



Bon... et quand est-ce que tu montes ta maison d'édition alors ??



Présentation

  • : Digitus-Impudicus / le blog d'Ignatius
  • Digitus-Impudicus / le blog d'Ignatius
  • : Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
  • Contact

AU MENU

- Roman :    A la Connaissance de tous, Mordred le Mort-Né

 

- Nouvelles :    Table des matières

 

- Sélection de poésies :   Faites-en ce que vous pouvez

 

- Poésie (Toutes) :    Ce qu'il ne faut pas dire

 

-  Articles humoristiques : A voir en Archives, ou en liste complète d'articles

 

- Cohues : Webzine gratuit de nouvelles et poésies

Recherche

Ce qu'il ne faut pas dire

 

Taisons-le.

 

D'émaux d'où

 

Pot pourrissant et Belles Choses

 

A crever la Fortune

 

Cinq doigts itinérants

 

Sous la pluie, les mauvais sentiments

 

Image sourde

 

Des versets, des averses

 

Pizzicato sur les ligaments

 

Poèmes éhontés

 

Le mal ceint

 

Malheurs Classiques et bonheurs renouvelables

 

Motus et doigts décousus

 

Les raisons de ma colère

 

A garder pour soi

 

Regardons-la tomber en silence

 

Reflux de silence

 

A voix basse

 

Aveux impossibles et deux sonnets

 

Organes à étaler

 

Gardons-le pour nous

 

Poisson moisi

 

Cause organique du Mystère

 

Cinq points de suture

 

Mots qui ne trouvent pas l'oreille

 

Face à l'abreuvoir de lumière fade

 

Chemin de l'Affreux Paradis

 

Devant l'ombre de la Perfection

 

Sous peine d'en avoir

 

Joie sans cause

 

Montagne et décadence

 

Six pièces en forme d'échecs

 

Trois fois rien

 

Un sonnet, un hommage et une merde

 

Crépuscule et feedback

 

Deux raisons de vivre

 

Tous comptes rendus

 

Papa et maman ont baisé (sans raison apparente)

 

Manifeste foutatif suivi de trois documentaires

 

Triple effort de guerre

 

A penser à part soi

 

Coming out

 

Apocalypse

 

Hécatombe de regards sous la lune invisible

 

Humains, trop humains

 

Paroles dominicales

 

Renaissance quotidienne

 

Une vie de merde

 

Interrogatoire des âmes

 

Trinité d'une finalité

 

Luttes intestines

 

Effroi lancinant du bien-être

 

Elégance

 

Aller-retour

 

Aveux spontanés

 

Balade immobile dans Babylone

 

Epure

 

Des vies seconde

 

Bluette cuisante

 

CyberLove

 

Réponse à Houellebecq, et à d'autres

 

Les phrases

 

Eau de vie

 

Rupture

 

Ex perfecto nihil fit

 

De petites histoires

 

Eternité

 

Mais la lune...

 

Dépouille

 

Sonnets fantaisistes

 

Deux poèmes métaphysiques

 

Souvenir du présent

 

Grave Bêtise

 

Scénettes ferrovières

 

Oreille cherche musique

 

Simple comme une rivière (triplement sonné)

 

Miroir maritime

 

Concert sans fin

 

Je suis Madame Bovary

 

Buvez-moi (6 intros et 7 sonnets)

 

Vous

 

L'étoile des toilettes

 

Retour de boîte

 

Hommages

 

Le diable, le ciel et les hommes

 

Beauté des échecs

 

La nuit n'en a jamais fini

 

Un matin, une journée, une nuit, une vie, enveloppés d'une malédiction

 

Chansonnette, plus un machin

 

Des minutes, des myriades

 

Voyez ce violon

 

Après

 

1

 

Découverte des astres

 

Cent matins

 

Dissertation

 

L'émoi c'est toi

 

Demi-poème

 

Supplique

 

Tarentelle d'Avignon

 

La belle hécatombe (miroir maritime II)

 

La bande du Big Bang

 

Duende

 

Strange fruit

 

Soumission

 

Nos agapes

 

Tentative de cosmogonie

 

Lourd et léger

 

Hija de punta

 

Ca va, ça va, ça va aller

 

Love letter

 

Looking fort he next rain

 

Partition poétique pour Gnossienne n°1

 

Home sweet home

 

Sonnet sépulture (mignonne)

 

El murmullo silencioso

 

Tentative de Tristesse

 

Las huellas sutiles

 

Partition poétique pour Gnossienne n°4

 

365 jours à regarder des photos

 

Toujours les mêmes...

 

Hommage à I.D

 

Etude n° 827

 

Inquitétude contemporaine sans Dieu

 

L'éphémère

 

Ainsi soit-il

 

Quelques minutes de bonheur

 

Hyperalgie de l'âme

 

window on your world

 

Je suis un constructeur de voitures

 

La marche pathétique

 

Derniers vers

 

Post-apocalypse

 

Saints-Sacrements

 

Particules

 

Combat perpétuel...

 

Une belle journée

 

Goutte dans l'océan

 

Passé, présent, futur...

 

Nous

 

Scène de 18h00

 

Long temps

 

PIOU PIOU

 

Dans la poussière

 

Aucun

 

La victoire ou la mort!

 

En un combat douteux

 

Vagabondage mélancolique

 

Hygiène de la solitude

 

Méthode pour un optimisme réaliste

 

Pile et face

 

Roulez, jeunesses

 

Bilan

 

La belle au béton dormant

 

Vision

 

Tout est parfait...

 

Comme toujours, comme souvent

 

Les amants de Maldoror

 

Zeus révélé

 

Face aux abysses

 

Dilution nocturne

 

...

 

Jadis, j'ai essayé

 

Douleur du retour

 

Echec

 

Prose du mécréant

 

Eros et thanatos?

 

Au-dedans

 

Rencontre solitaire

 

Ad libitum

 

en tous cas

 

Un soir entre potes

 

Romance

 

A hurler dans la foule

 

Je crains de tout détruire dans un accès de lucidité

 

Il le fallait

 

De l'inconvénient de se réveiller

 

Le jour est monté

 

Décalage vers le froid

 

Quarantaine

 

Au-dehors, en-dedans

 

Le mal des aurores

 

Western

 

Ici et là-bas

 

Considérations peu utiles

 

Papillote amère

 

Tragédie avec fin heureuse envisageable

 

Les consolantes

 

Nocturne Eden

 

Parenthèse

 

Iles

 

Je ne sais plus rien

 

Bêtise

 

Arrose l'orage

 

Idéal

 

Eternel retour

 

Circuit fermé

 

Nuit de bitume

 

Et tu l'as injuriée?

 


Jeuxplus

jeux