Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Sois rageur, tout arrive ! et la mort magnifique,
cet océan parfait, lape -ressac- tes cheveux
de poète ! où sur l'onde, à l'éclat électrique,
cahotent tes yeux secs en roulant vers les cieux.
Eh quoi ? écoute ! elle dort, frêle et mélancolique,
son souffle interrompu par tes cris silencieux.
Et sors ta langue et trinque à la source toxique ;
tu auras toujours soif de ses baisers nerveux
et francs, même si tu vas l'âme ouverte aux déserts
pour graver sur le sable une horreur indicible
qui tourbillonnera, idiote au creux des airs,
ce n'est que sa vision, comme un mirage certain
qui, seul, te poussera, toi, le dieu putrescible
à hurler en courant vers... quoi ? qui sait ? la fin ?