Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Est-ce normal d'envahir le paradis ? je déteste la perfection, et donc, la mort Jouir est horrible Dieu épargne les fleurs j'aime mieux la caresse des mouches que celles des femmes sûrement parce que je ne dois rien aux mouches Est-ce normal d'envahir...
Lire la suiteLucas voguait parmi les étoiles refroidies, considérant l'abîme sans fond de l'espace. La lune, pleine, fidèle au ciel, se laissait grignoter par les nuages voraces, comme par une brume acide. Mais toujours, elle réapparaissait une fois le cortège glouton...
Lire la suiteEt pourquoi pas crever hier quand on avait encore le temps de croire aux possibles matins après l'obscurité purulente d'étoiles de croire aux toujours aux jamais des promesses qu'on fait à minuit lorsque la rue est un empire et que nos yeux par quatre...
Lire la suiteNicolas Tourneur tira la grille de son commerce en faisant attention qu'elle reste bien dans les rails et ne lui tombe pas sur la gueule comme ça arrivait parfois. Derrière les croisillons de la grille noire, on pouvait lire : « Fermé du 1er août au 1er...
Lire la suiteCette nuit, Dieu m'a dit fais reconduire ton RSA n'arrête pas totalement de boire continue de baiser par-ci par-là rêve encore de pluie de chignoles musicales entends le crissement des squelettes dans ta tête dérive en maniant ta barque tout près de la...
Lire la suiteJe suis bien aujourd'hui que je n'crois plus en rien. Ce matin, le soleil, si bas, chétif et pâle, faiblard et affalé dans un ciel diamantin semblait une âme idiote alanguie et banale. Tout l'horizon, débile, aboyait, petit chien, sur l'atonie de l'homme...
Lire la suiteDes équivalences. Pas des miroirs, pas d'autres âmes aux os couverts de saleté, non, une équivalence, pour se projeter et se métamorphoser. Le monde avait déployé tant de clones aux mêmes langages qui communiquaient jour et nuit en s'échangeant des formules...
Lire la suiteC'est toujours après les voyages immobiles d'une illusion à l'autre quand les transports sans corps te laissent au seuil des flashs bleus et rose de l'éveil tes paupières tombent en poussière comme une créature fantastique aux rayons du soleil c'est toujours...
Lire la suiteL'horizon des connaissances où tout se résorbe, 13.7 comme un bon vin m'inquiète et m'affole m'attire et m'aspire comme le goulot infundibuliforme d'un alcool dangereux ah se tremper dans la lie, le dépot, la toile qui nous lie et revenir plus ignorant...
Lire la suiteElle disait : pas moyen de faire de l'argent avec ça les papiers froissés roulant dans la nuit la première larme solaire au matin le crissement des os qui se rappellent d'autres os amours parasites, ver lacté qu'on reconnaît en nous l'éphémère conscience...
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