Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
La rue déglutit péniblement tout un tas de gens de viandes recuites et ficelées qui se bousculent dans l'oesophage embouteillé sous un soleil mordant l'assiette en ciment Un aliment rose et obèse comme rempli de chamallows pastels s'est bloqué contre...
Lire la suiteUn feulement de vide ce tigre bleu impalpable qui tourne au-dessus de nos têtes crache un chant inarticulé, chaud et moite quelques oiseaux s'accrochent aux branches des antennes anciennes qui ne captent plus rien ce qu'il reste à partager, et que j'ignore...
Lire la suiteAtonie divine ronces du jardin d'enfance le dernier souffle de la première étoile Père et Mère se déchirant pour un morceau de viande un visage tordu emmêlé dans nos boyaux retournés de la merde et du feu sexe magie artifice une rivière sèche une rivière...
Lire la suiteJ'avais beaucoup de chairs entre les dents. De la chair vieille, sans plus de goût qu'un bout de carton. Alors, mes gencives saignaient souvent et abondement, la fontaine de sang de ma bouche crachait ses aurores boréales rougeoyantes sur l'émail blanc...
Lire la suiteNous, ensemble, ici et là-bas séparés par nos cils, mâchoires fermées de nos yeux quand on ne voit que ça, ces phosphènes de consciences en nous l'interminable errance on peut toujours se rassurer en se rappelant qu'on nous vend pour bientôt la toute...
Lire la suiteje suis fait de la même matière que les préservatifs un rempart au foutre, comme aux nuages, les toits obsédé obsédé obsédé je suis comme vous creusé par un désir sans fond aux échos infinis en expansion sur la brêche pas tout à fait mort jamais vraiment...
Lire la suiteAssis sur un rocher planté dans les flots il écarte les doigts pour déchirer le vent ses yeux bercés d'écume escaladent le ciel mais où vont ses pensées insensibles aux pavots ? L'univers ce soir est... si pompier comme incendié d'étoiles décomptant les...
Lire la suiteTu sais, demain nos âmes seront ces pierres biscornues qui ne forment pas de chemin étalées là comme un miroir éclaté reflétant mille fois la même étoile alitée Tu sais, demain j'aurai enfoui mes abats mes livres et mes hallus au repos sous les gravas...
Lire la suiteEt Bukowski a crié sur les lambeaux écarlates de la femme qui est une ville qui se dévore elle-même et se recrache un peu plus loin dans le gras perdu des banlieues Et Dante a chanté tous les cercles, tous les cercles où se superposent les pêchés qui...
Lire la suiteLa lumière fut. Comme une chute attendue. Inexorable éjaculation. Des chairs de pensées se déchirèrent pour laisser apparaître la plaie à vif de l'aurore. Un corps flotte sur le ressac, sur l'écume nonchalante, roulé par la nécessaire cadence des révolutions....
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