Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Le regard lié de l'être est une pente vers le néant après avoir profané ta substance et remonté par elle jusqu'à déverser sa vulgaire atonie sur les attributs de la beauté il te reviendra, gorgone narcissique et te liera au béton où désormais tu te perds...
Lire la suiteJ'ai oublié la poésie j'ai oublié la nuit les escarcelles du ciel et les longs soupirs des mers de sel j'ai perdu la raison au matin perdu la douceur des nuages de satin les frontières d'autres mondes je vis de constructions qui fondent une lame de fond...
Lire la suiteComme eux, là plus gris que des ombres vertes comme des mues humaines à l'âme enfuie ce sont les dents du trottoir et les parfums fumeux de la chair alanguie un oeil pour les cieux éclipses épileptiques - ô les rêves ! - ô les châteaux cartilagineux !...
Lire la suiteLa nuit est vide comme un oeil sans passion j'ai traversé la ville sans démons sans fous sans brume qui retombe sur l'increvable goudron La nuit est vide comme un oeil qui roule à terre des voitures de flics suivaient cet oeil drôle de course à l'échalotte...
Lire la suiteD'ombre en ombre se touchent sur les boulevards gris quelques petits diamants scintillent à moins que ce ne soit rien qu'un autre été étouffé les étoffes s'échauffent et les corps grandissent au soleil fatigué nous suivons des instants... instables et...
Lire la suiteDes fois, tu rentres chez toi à plus de deux heures du matin dans la nuit furieuse la nuit hirsute traversée de rats luisant sous les lampadaires et tu ne veux rien juste rentrer chez toi et attendre demain puis, arrivé à demeure il te prend soudain l'envie...
Lire la suitecertains (et certaines) me disaient double et d'autres "entier" (comme quoi, l'avis des gens...) ce qui est sûr c'est que parfois le matin me pénétrait l'âme comme la plus délicieuse des nourritures célestes et j'étais avide et arrogant de désir véritable...
Lire la suiteIci tout est réel humide et zébré de lumière profonde c'est un climat propice aux monstres aux apparitions jaunes aux nuages cousus comme des tissus humains un fleuve orgiaque et fertile enfle et grandit pour mourir où rien n'est vraiment fini ce monde...
Lire la suiteLes voix coulent se mélangent en eaux troubles cliquètent tintent et roulent imaginons que c'est de la musique l'opéra de la rue est un beau bordel que couve au balcon l'oeil de la plus belle de la plus vieille son oeil est taché, usé, mais vif encore...
Lire la suiteC'était la cinquième fois qu'ils se voyaient. La première, ils avaient baisé dans une cathédrale, sous l'oeil interloqué d'un cardinal en peinture, entre le rétable et son tombeau, au nez et à la barbe des visiteurs. Elle était croyante, alors ça l'excitait...
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