Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
L'univers ce soir est tout noir comme entièrement brûlé tous les os de la ville culbutent dans le vent une fournaise de glace s'est lentement imposée à toutes choses je ne sais pas à qui je parle, je suis seul d'autres êtres seuls, leurs os calfeutrés...
Le crâne fiché sur la lance de mon bras j'écoute les rues golgotha qui tremblent car la ville est un flipper chemin de croix à deux doigts de tilter j'écoute la chute silencieuse du regard solaire crépiter sur les étrangers au visage blanc et rose de...
(qu'un seul vous apprenne à les connaître tous) Ils parlent de leur temps dépapilloté comment il a pénétré leurs orifices et blessé dans son tracé tous leurs petits organes mous et débiles ils parlent de leur pompe coronarienne du réseau routier de leurs...
Ca n'est pas pour aujourd'hui pourtant j'entends l'écho de ses pas frotter contre mes pensées depuis si longtemps depuis que j'ai osé contempler au fond du ravin du bout de la route les somptueuses immondices de mon existence mais je crois que ça n'est...
Nous étions tellement paumés, gorgés de lumières irréversibles dans la ville suintante et froide la plupart du temps, incapables de parler nous cognant aux coins des rues avec l'envie de gueuler: -Tu la vois mon âme? et où sont tous les secrets? sûrement...
Quelqu'un attend il a brisé la marche, oeil caressant béton individu nul remarquable au milieu du chambard infernal du roulis de passants moites, parfums poisons des regards secs cloîtres mouvants lui là, perdu, trouvé, fichu et incongru planté là, immobile,...
je suis illégal interlope contrebande joyeux débile sombre et infoutu d'aimer assez autrement qu'en foutant le doigt dans la prise je transporte des volontés d'un autre monde je suis vaginal et vierge, simplement banal avec des élans divins non aboutis...
Je tue le temps, mes chances, déjà maigres au départ en flinguant mes journées, suivies de nuits splendides, à chater sur des sites à des meufs au hasard... de froids soleils défilent dans mes cieux insipides Mais pourquoi je fais ça? plutôt que de polir...
J'avais un poème sombre écoulé des choses en suspens de la lune et son babil d'un sexe féminin cantabile murmuré sur une tombe quand la lumière flasque du soir se détend C'était un de ces poèmes parasites, qui gonflent sous la peau qu'on traîne, cicatrice...
Tout le monde est pressé, en retard sur l'horaire brouhaha silencieux d'un chaos en mouvement craché, mâché, enfin, une journée ordinaire gare de Toulouse, la nuit vient lamentablement. Ces gens vivent une horreur qui les souillent de sa glaire c'est...
Je suis assailli de poèmes horribles. Des suçoirs s'abouchent à mon membre et comme un mixer, broient la substance en un jus épais, taché de bestioles qui grouillent de leur propre existence appellerez-vous cela "Poésie"? certains s'y risquent. je n'ai...
D'autres jus de fruit je m'y plonge c'est la nuit ça me ronge et c'est bon de n'être pas étanche j'me balance aux branches D'autres membres cotylédons racines plantés au terreau du siècle goudronné mais c'est la nuit quand on songe à la banalité à deux...
Comme je m'effarais auprès d'un vieux canal épongeant les odeurs infectes de la lie, trainées au long des rues sous un soleil banal, j'entendis au lointain cette mémoire enfuie: "-Toi, l'inculte, idiot, ami privé de sens, de l'aube du destin jusqu'à la...
Le beau cuisant a l'vé sa gueule moi j'ai encore la tronche en d'dans et pourtant, pourtant et pourtant pourtant je l'ouvre au vent qui feule! Le vent des mélancolies qui fait tourner les astres sombres qui fait vibrer tous nos décombres au grand vent...
Communion Je reviens encore du freak show des nuits délabrées, sans palabres c'est bon de ne pas dire un mot d'être un arbre parmi les arbres sensible aux tremblements de terre et arrosé du haut en bas mon être déposé au vestiaire mon être et tous ses...
Vidéo par Mioustre et (un peu) moi. COHUES, le webzine littéraire et poétique
Le texte se trouve ici
Voici Balade immobile dans Babylone, accompagné au piano par Max (ici le texte)
Il est beau, il grouille de choses poétiques, d'auteurs barrés, de nouvelles refusées partout ailleurs ! CoHuEs 12 !!!
à télécharge ICI
Encore quelques phrases inégales, comme disait la femme de Ragueneau, le pâtissier dans le Cyrano de Rostand. Elles gèlent ici, lentement, en attendant qu'un iris vienne s'y refléter.
Mordred gestionne en sourdine, il convulse quelque part, à l'écart, pour un temps laisser Sa place à quelques versifications qui osent prétendre à la Poésie; pour ceux qui ne grincent pas trop des dents, c'est ici: A crever la Fortune
Comme aurait pu dire Vialatte (s'il se plagiait lui-même): au bout d'un vers, il n'y a plus rien (*), pas même un pied; ou alors, c'est l'heure de l'apéro. Vérifions ensemble quelques constantes par là. *à vous de trouver la conclusion originelle de ce...
Je suis impardonnable: voici encore 5 textes qui revêtent la trompeuse apparence de la poésie; ma Muse m'excuse. Amen.
Y'a quand même quelques saloperies là dedans, alors n'y faites pas trainer vos gosses, ou bien seulement les analphabètes. Merci