Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Tout ça est très dangereux. Notre corps n'est pas celui qu'on croit. Le destin est une mère maquerelle. Tout ça est très dangereux, il y a entre les nuages espacés de fines lames aux reflets gazolés des aurores boréales comme des guillotines et notre...
Ma mille et unième soif d'exister J'ai goûté à ta forme naïve et relativement belle à ta mutation d'enfant sexuée exilée dans mon appartement le tissu qui nous séparait cruel et charmant séparait aussi tous les êtres contenus dans une bouteille J'ai béni...
Ex nihilo Le soleil s'est buté derrière l'horizon il n'en reste plus rien qu'une sueur séchée La nuit aussi a fui, seul le vent fuse encore un vent venu de terre en dessous de nos pas Une musique grince au dedans de nos os asseyons-nous ensemble sur ces...
Et parfois on ouvre les yeux sans avoir fait le deuil d'hier (non qu'il se soit passé quelque chose hier, justement) et c'est un vaste désert, morne, plat et angoissant qui nous observe et la vie nous enveloppe comme un costume de carnaval un jour où...
Combien j'ai eu de vertiges ce matin c'était dans le miroir du ciel -ma gueule je pensais à vous, les autres, très chers -que je hais trop souvent. combien j'ai eu de vertiges... le passé s'est imposé comme une trombe dans le lac étale de mon esprit éclatant...
Combat perpétuel entre le monde et soi commencé dès le cri, dès la première lumière et nous perdons toujours, c'est la constance, la loi; l'absinthe me grille la tête; ses fleurs sont tubulaires Quelques instants de grâce, on aurait même la foi tout devient...
J'ai, enfoui dans la tronche, une houle de mondes qui s'écrasent l'un l'autre et se choquent sans fin comme deux continents fous de coïts immondes crachent des tsunami avorteurs de destin ________________________________________ dieu dieu dieu dieu dieu...
Le vieux s'était levé juste pour nos gueules livide et chaud dans le ciel tout seul tout est éclaté, ô combien de bouteilles de tessons au sol et de gravier? y s'en fiche lui, le blanc vermeil venu chauffer nos jambes et nos poils un violon imberbe patine...
Faire des phrases est un piège. Des lèvres grondent. Réseau capillaire. Trottoir cylindrique, je suis, je suis infortune croissante, bancal et fort peau sensible, émotion flic floc du bout des doigts le but crame, filoche, coulure mes pouces enfoncés...
quand je vais dans mon frigo la lumière s'allume c'est beau elle est crue et confondante tout se mélange comme si dieu était dans tout comme les morceaux de fruit dans le yoghourt ou pas il fait froid tout est pareil tout plat enrobé d'une odeur uniforme...
La lumière fut. Comme une chute attendue. Inexorable éjaculation. Des chairs de pensées se déchirèrent pour laisser apparaître la plaie à vif de l'aurore. Un corps flotte sur le ressac, sur l'écume nonchalante, roulé par la nécessaire cadence des révolutions....
je suis le premier, je suis le dernier dans le sombre enclos de ma vie je polis une étoile, je l'arrose de whisky cette lumière ne brille pourtant jamais en tous cas, pas pour moi. des ombres passent sur le sentier comme en rêve, des images mal finies...
Quand la nuit cendreuse aura envahi mes narines jusqu'aux confins de mes os quand les draps sales du repos préserveront mes yeux des graves aurores naphatalines Quand Dieu, les anges et le grand banquier de la déroute me tendront enfin leurs bras pour...
Sur le mal édifié rose orange creuse l'haleine atroce d'un azur assassin ni toi, ni moi ne pouvons inspirer la flamme du jour qui pourrit et étale des squelettes effondrés dansant à l'intérieur et qui réclament un sou dans ce cloaque fumant nous passons...
Il disait : "je suis mort pour la littérature" et il riait comme on présente des excuses il pouvait partir, comme ça, n'importe quand et revenir avec des histoires incroyables des trésors d'enfants ramassés dans les rues Il est parti comme ça en laissant...
La ville de douleur, de crissements, est inhumaine un appel nous parvient depuis la forêt, mais ce souffle n'est pas plus humain où en est l'homme dans le champ métallique aux lucioles seul, abandonné, errant sans mystique et désaffecté voie de chemin...
je suis à la fenêtre le vent est chaud le ciel immense peut-être vide un chien aboie, chien de clochard ou bien... le soleil culbute les toits brouhaha de la vie sur la place et dans la rue Le vent caresse mes bras, ses doigts dans mes cheveux là-bas,...
Tout le monde déprime après les fêtes. C'est comme ça. L'hiver qui accouche chaque matin d'un ciel d'acier terne, les relevés bancaires qui, comme notre pèse-personne, attestent de nos récents abus, la nuit qui nous prend à la gorge avant même l'heure...
Certains écrivent pour baiser d'autres parce qu'ils ont baisé les derniers, par névrose, pour échapper à la mort ce qui, au final, revient au même. Lorsque le plaisir glisse sur nous comme des feuilles d'automne sur l'imperméable béton de notre corps...
A l'heure solennelle où tombe la nuit les ombres s'allongent doucement elles sombrent, couvrent et lèchent la ville et les gens Et comme des lueurs corrosives le bleu des rêves s'y mélange, s'écoule et ronge ce qui ressemble à de petits débris fous de...
Je ne veux plus me souvenir des doigts de dieu dans la glaise ni du bruit des chenilles qui écrasent l'herbe du craquement des os sous les coups de bâton du progrès du sifflement des bombes nocturnes et des conspirations éducatives je ne peux plus supporter...
Le dû et la fin Billevesée de la poésie j'ai cherché, promis du bout des cils collés aux vitres des champs expérimentaux débordants de coquelicots pavot du pauvre de bras, de jambes, anéantis de bonheur j'ai tendu la main pour salir ces fleurs et tout...
Dans la poussière et les vers dans l'écho monotone de mes pensées articulées, re-articulées, désarticulées sous la merde qui recouvre tout disséminée par la banshee geignarde du vent, j'accepte de sortir pour tenter de voir entre les tables hérissées...
Je veux vous parler des incandescences qui s'évanouissent dans l'âme et ses absences du monde qui s'éteint toutes les secondes quand on ferme les paupières interrupteur de la conscience je veux mourir à chaque instant et savourer ensemble le plasma de...
Gare à la liberté Les roseaux échevelés par le vent se couchent et se bercent entre les poteaux électriques et les lampadaires rigides sur la nature impavide l'homme a posé ses jalons. Découpage nerveux, graphique collines oubliées derrière les fûts de...