Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Un feulement de vide ce tigre bleu impalpable qui tourne au-dessus de nos têtes crache un chant inarticulé, chaud et moite quelques oiseaux s'accrochent aux branches des antennes anciennes qui ne captent plus rien ce qu'il reste à partager, et que j'ignore...
Je ne sais plus, tu sais, qui je suis mon être s'étale dans l'air passé présent à venir je suis né dans une rue oubliée depuis parmi des carcasses broyées de vieilles guenilles de poète des professeurs désespérés par les sourires analphabètes Je ne sais...
Je vais promener mon poème dans la ville marcher dans les rues, observer les visages me fondre dans le présent mon poème emmêlé aux os de ma poitrine Il fait encore beau, l'infini souffle doucement j'essaierai de sentir les idées s'ébattre sous les crânes...
Je suis la poésie nulle "je" n'existe pas roulement de nous introduction c'est une petite fille qui fait chialer son père agonisant après le travail oh la la "je" sais pas trop d'émotion en "vous" _______________________________________ Labora et invenies...
J'aimerai un truc café chaud, verre de vin couverture observer un oiseau mort une baguette pour ordonner la symphonie chaotique des machines dans la maison que mes cheveux tiennent en place (non, ça je m'en fiche) un nuage en forme de croix gammée un...
on parlait de presque rien une ombre sur les murs impossible à décrire, tu sais là, dans la poitrine ça tape sans savoir pourquoi un cil tombe dans un fracas juste une note et des pleurs l'arbre est seul sur la colline ici tout est contenu il a réduit...
La nuit est vide comme un oeil sans passion j'ai traversé la ville sans démons sans fous sans brume qui retombe sur l'increvable goudron La nuit est vide comme un oeil qui roule à terre des voitures de flics suivaient cet oeil drôle de course à l'échalotte...
sous vos yeux souvent de la chair de la chair de la chair et au bout, des ongles et des cheveux ou un crâne chauve et ridé sur lequel se dessinent les ombres du soir peau de banane sur le trottoir vous en croisez souvent plus mourants que morts plus vivants...
J'ai été l'hiver et la tempête le suicide à l'arrêt sur la falaise le murmure salé de la mer Orphée revenant seul des enfers et aux dernières heures de la fête je n'étais qu'un léger malaise le monde était horriblement là décliné à tout horizon, cru et...
Y a ce fantôme nonchalant qui hulule entre les portes, rase les plinthes, tourbillonne comme pour rien dire... il a fait le tour de la ville, y s'est engouffré, il a léché des trucs pas catholiques, pas racontables, fourré son nez de pureté montagnarde...
Nous ne parlions presque plus trop de voyages, trop de voyages de l'âme à l'âme, on a tout vu l'appartement prenait de l'âge et tu connaissais tous mes mots les pointus, les drôles, les grisâtres le temps avait fait son boulot : nous écoutions craquer...
Et pourquoi pas crever hier quand on avait encore le temps de croire aux possibles matins après l'obscurité purulente d'étoiles de croire aux toujours aux jamais des promesses qu'on fait à minuit lorsque la rue est un empire et que nos yeux par quatre...
Et toute la chair verte et rouge, putréfiée de serpents sifflants amorphes comme ça bouffée par les crocs du soleil qui plombe la journée filée comme un bas comme toutes les autres journées, comme tous les bas et moi au seuil au seuil la mienne chair...
Le long de la route en zone industrielle à l'intérieur des herbes couleur ciel agonisant un petit trou, une mare gelée, verte, artificielle forme une croûte immobile: on ne peut plus se noyer dedans. La glace épaisse et intacte a tout figé: quelques gros...
je suis le soir enfin qui enserre l'aluminium oppressant et mensonger des éclats solaires je me noie dans la brume qui fouette les citées dans le silence atroce des âmes enfermées je suis le sentiment né du contact absent de la joue rose et tiède sur...
S'il y a des boyaux c'est pour y souffler tout le sable du désert en tourbillons d'émoi y faire des salto voir son corps enfler d'insatiables vers des vers à soie S'il y a une peau qui souffre au cuisant c'est sûr c'est pour sentir le roussi de nos émois...
Le regard lié de l'être est une pente vers le néant après avoir profané ta substance et remonté par elle jusqu'à déverser sa vulgaire atonie sur les attributs de la beauté il te reviendra, gorgone narcissique et te liera au béton où désormais tu te perds...
Je n'aime pas m'interroger sur ce qui fait un poème ; une clarté de bombe au paradis me fait plisser les yeux ronron du chauffage dans la salle de bain : c'est la fille que j'aime son parfum parcourt mon chaos, un instant je me sens mieux je ne veux pas...
Je marchais dans la poésie et dans la froide opacité des regards des rues mer lointaine, flux et reflux je croissais dans l'oblique charité stellaire effondrée au bitume las des aléas sur le sable du devenir je marchais dans la poésie revant aux piqûres...
Ah! qu'ils viennent, mes derniers vers et quoi que j'y mette fleurs bleues, liqueur verte rêves d'autres enfers ils m'auront lavé je crois par la lumière fichue des étoiles meurtries des pierres légères, météorites vidées ou des idées éclatées comme des...
En fait, même le diable était mort sous l'arbre, sur le rocher foutré par les vagues qui viennent et repartent avec leur charge comme l'envie d'un poème il reste l'arbre, le rocher et l'étanche océan le trou d'une silhouette mon dieu, il est si tard que...
Sur le site Adoptedusperme.com j'ai mis mon jus en délibéré sous le sobre intitulé: "baise brutale, tu aimes? prise debout par derrière, plaquée contre un mur sa te di Bo T?" Trente et une femelles ont accouru, il fallut les satisfaire et bien sûr les...
ça donne envie de s'retrousser les manches dans l'ennui même si je pue sous les aisselles la drogue ne me fait plus décoller la télé m'instruirait presque les autres ont raison je le sais y zont tout compris à la phiphiphilosophie de l'avenir dans un...
Ne lisez pas ! ce qui suit n'est pas pour vous c'est pour un Léviathan un Godzilla le cul de Jennifer Lopez nous savons, n'est-ce pas, que la poésie ne peut rien la peinture ne peut rien la musique ne peut rien nous sommes vibrants de peur de mirages...
J'avais beaucoup de chairs entre les dents. De la chair vieille, sans plus de goût qu'un bout de carton. Alors, mes gencives saignaient souvent et abondement, la fontaine de sang de ma bouche crachait ses aurores boréales rougeoyantes sur l'émail blanc...