Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Partout les cadavres germent insupportables de beauté la lyre de leurs os perce ma pensée cette nature m'obsède et dénature tout le métal tout le métal, tout le métal de l'azur et dans l'air, des bouches de crème, des gouffres de miel nous baisons tous...
La réalité est là-dedans comprise dans une diagonale variable la réalité, ainsi, est abordable au-dehors, des gens prétendent à la vie dans un espace plus profond leurs problèmes sont incompréhensibles et leurs réactions... pas toujours logiques la plupart...
L'éphémère J'aime attendre le moment propice savoir que bientôt je serai d'abord libéré de ma peau synthétique, les jours qui précèdent sont pour moi une délectation presque érotique la tension m'enlace viendra l'heure, jamais précise de ma seconde naissance...
C'est pas fini tout ça l'espoir d'un bel enfer rassemble tes riens en un grand bouquet d'acier c'est pas fini, tu sais quand il flambe, le ciel des odieux réveils tu peux encore chanter c'est pas fini demain ton sang va son chemin dans les veines de la...
Je l'ai vue, parfois minuscule, ici ou là au coeur d'une erreur, un tic, un lapsus Vibrante dans une carcasse de voiture rouillée Dans un slogan à demi effacé d'un sac plastique revenu avec la septième vague Exprimée par la rigole de pisse issue de l'entre...
L'art est un piège comme un autre me dit un pote. Il a cent fois raison le tout dans la vie est seulement de bien choisir son piège son enfermement et d'y ronronner comme un chat pris de folie douce comme un serpent dans un nuage d'éclairs et l'art et...
Ivre d'inanité sous un grand soleil plat, la vérole à la gueule et la bouche entr'ouverte pour mieux sentir le vent irriguer son corps las, toujours vivant, gisait un homme à l'oeil alerte. En terrasse il est seul, les gens ne le voient pas ; les poils...
Tous les matins quand mes paupières acceptent l'ombre éclatante du jour un cadavre d'enfant jaillit au pied de mon lit il règne alors dans l'atmosphère un parfum d'assassinat ses yeux figés en pose éternelle règnent sur les miens comme l'oeil d'Abel sur...
Una noche de obsidiana cuando el mundo calla y las sombras calidas humean en las estrellas Una noche de nada oscura y brillante une noche para ver magia en los ojos del cielo En esta noche obsidiana escucho el canto silencioso el murmullo tan precioso...
Il devait y avoir une forme de secret capable d'expliquer, de rendre moins inepte la plupart des actions des hommes dans la cité comme un grand engrenage au fabuleux concept... Enfin je crois, sinon tout est trop ridicule le chemin tortueux absurde et...
Les mots, vous pouvez me les voler je garde le cristal des émotions je poli mon drame et mes visions ne subtilisez que des reflets des manières de caresse et des souffles pour creuser jusqu'aux os, il en faut des ongles brûlants rougis à vif, fouillez,...
La nuit plonge sur le jaune de ma rue Y a-t-il toujours une césure bien nette entre deux couleurs ? Zarathoustra monte et descend, comme un yo-yo Ah mais non, ah mais si, je suis esclave ! Net comme le fil de la guillotine Xième tentative pour trancher...
Béton imbibé de solitude nous voyons les toits trempés filer lentement dans l'entre-deux mondes opaque l'opale a terni et lape les rues il n'y a plus d'existence pas un fantôme ne glisse ici-bas quelques cristaux se disloquent et crépitent au fond du...
Les connes ont besoin d'amour les boulangers mal lunés ont besoin d'amour les flics névrosés, les facteurs débiles, les contrôleurs des impôts, les caissières aigries, du matin au soir du soir au matin les puants, hystériques, orgueilleux, arrogants,...
Notre maison est si... étrange et incertaine des gens passent devant sans la voir ou alors en criant: "c'est flippant ces têtes et ces veines qui palpitent au mur, accrochées au dehors!" La rue nous a surgi, une bête inhumaine de pierre et d'ossements,...
Ce n'est rien de grave ce n'est que le dernier combat dans les dernières terres percées de veines de sang ultime demeure derrière les narcisses fanés piétinés et humiliés le ciel y est noueux, tombe offerte aux étoiles la Beauté gratte des doigts morts...
J'attends la prochaine pluie comme Janis je hurle: come on everybody! et ma voix raisonne, résonne, seule, elle s'arabesque en serpents amoureux bizarrement c'est assez savoureux son ombre mêlée aux autres dans un silence de recueillement comme on s'abîme...
Me gustan las huellas del tiempo me gustan mis canas me gusta temblar por ustedes me gusta llegar por la tarde mirame, tengo canas en mi cabecita una pizca de locura siento una mano en mis canas! me gusta gustar me gusta sonar me gusta oir el tiempo transcurrir...
Veuillez excuser la raréfaction des articles sur ce blog. C'est que votre serviteur travaille à fouetter d'autres chimères. Après l'apparition (pourtant promise au départ) d'une section destinée à la poésie, c'est aujourd'hui un tout autre objet qui m'occupe:...
hier non plus tu n'étais pas là. il n'était question que de baises possibles de trous à l'âme l'une voulait lécher la moule de sa kiné l'autre plonger de nouveau sur la queue de son ex une autre, se faire le pizzaïolo, mais depuis la fenêtre (des fois...
On aimait la nuit pour voir crever la ville procession de lumières et vents qui rugissent quatre-cent fois à faire le tour des nocturnes fêlures sous les remparts orange qui ne cachent pas nos écarts on aimait la nuit pour ses anges pourris perdus, stériles...
Tant de joies m'ont tenue éveillée depuis ce jour si long et si chaud où mes cheveux volaient en cendre sur mon dos, oh ma ville, comme tu es étoilée... Combien de temps pour sentir encore les draps du soir souffler sur ma peau je voudrais qu'il m'aspire...
Là, dans des sphères supérieures, qu'on entrevoit effrayés par ses immondes couleurs, debout, fier, digne et bravache, drapé dans sa solitude comme la chrysalide dans la soie nacrée de ses certitudes, le Montévidéen harangue la Création. D'un geste saccadé...
C'est aujourd'hui le jour des fêtes de Cérès, et ce n'est pas rien, c'est le moment en Grèce de commémorer l'enlévement de Koré (jeune fille) / Perséphone, la fille de Déméter, par Hadès, le vilain dieu des Enfers. Ce rapt est à l'origine des saisons,...
Je me promenais, vous savez, au bord des rivages urbains face au long canal qui charrie des tas de bêtes des bouts de nature déconstruite échevelée, brisée, camaïeu sombre avec en creux un idéal de couleurs petite musique glouglou mélodie folle et vrillée...