Chroniques acides et amours incontrôlables. Nouvelles, poésies, roman
Iliade, le retour d'Achille Charlie venait de réussir un coup somptueux. Il y eut des applaudissements. En se retournant, la queue à la main pour recevoir son ovation, l'extrémité de sa queue emporta un verre de bière, qui s'explosa au sol comme une bombe...
Jo L'Autiste était recroquevillé dans son immense fauteuil mégalomaniaque, dans la position du fœtus réfractaire, genre araignée quasi crevée. La tête tournée vers un univers invisible, probablement habité de pensées nocives, d'attaques psychiques, voire...
"Tu la connais cette dame? dis-moi, tu la connais ou non? "... "Tu la connais ou non? pourquoi tu demandes des bisous aux gens? "... "Tu la connais ou non cette dame, dis-moi si tu la connais? "OUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!" Et le gosse...
Une heure au purgatoire Ils ont changé l'Anpe d'endroit. Fini l'agence douillette du centre-ville, désormais pour répondre aux inlassables convocations il faut se rendre dans une zone commerciale. Près d'une heure en bus. Pas un panneau d'indication une...
Poésie hitlerienne, amours et camps de concentration Sa silhouette traumatique entre en scène comme un ver sort d'un fruit empoisonné. C'est Desdichado dans l'embrasure de la nuit qui se présente à nous, dans le bar, il est drapé de gazole marron. Plus...
Les Trois Grands Génies "Je déteste les histoires d'écrivains qui écrivent. "Tout les grands le font, Céline parle de son éditeur à longueur de temps, et chez Bukowski, c'est un thème central... "Je déteste Buk, et Céline est bon quand il parle d'autre...
Lugubre imprécation scandée du fond des âges, souvent j'entends résonner sur les murs glabres et froids (oui les murs sont sans poils, à part dans les oreilles...) cette célèbre prosopopée: "Frêres humains qui après nous vivez N'ayez les coeurs contre...
Mystagogie pour une fin heureuse Cette histoire s'achève ici. J'ai aimé vous parler. Nous continuerons nos histoires parallèlement, de loin, sans se toucher. Des liens sentimentaux se sont créés, il faut les détruire: ils nuisent à l'explosion de la vérité....
Le voyage sur Mars Tout le monde me trouve gai, enjoué, souvent sympa à fréquenter. Sauf quand je suis morose, dépassé par la saloperie et bougon. Normal, en général je fais des efforts. On s'étonne souvent que mes poèmes sont plus noirs que mes discours,...
pan dans l'oeil Egon schiele était un peintre Autrichien à la carrière politique bien moins éclatante que celle d'Adolf Hitler. Si l'on en juge par la tonalité et l'ambiance générale qui se dégagent de ses toiles, c'est même une chance pour l'humanité...
La Demi-Mesure Vlad était surexcité. Ses yeux énormes menaçaient de s'énucléer d'eux- mêmes. Ploc ploc. Je m'attendais à les voir rouler par terre. Je surveillais, au cas où. Il est géant, Vlad. Sec comme une baguette de la semaine dernière. Sec, crasseux...
Divine Comédie et femme à barbe "J'ai découvert un truc: les mecs parlent pas beaucoup... "..." Le type m'inflige un sourire et doit espérer que je le lui rende. (Qui es-tu, toi pour larguer comme ça ta bombe d'insanité dans la tranquillité ensoleillée...
L'Odyssée, avec un chat. En ce temps-là, tout commençait toujours au RADAR. C'est pas de ma faute, le RADAR, c'était la soupe primordiale. El Desdichado se pointe, moins défait que d'ordinaire, à la limite même de la jovialité. Il avait dû trouver une...
Variation sur un thème connu On arrive dans sa chambre, ni une ni deux, on s'y met: je la plaque contre le grand placard blanc. C'est violent, pile comme j'aime, brutal, passionné, animal. Je suis dans son dos, mes mains sur les siennes collées au montant...
Il est voûté sous la pluie poussive. Ses yeux s'abîment dans une menthe à l'eau. Il ne boit même plus d'alcool. C'est un souffrant. Un malade chronique, un humain à l'échelle de l'humanité. Un sacré bipolaire. C'est aussi un poète, un vrai malheureux,...
Le Surréalisme a abusé de sa force comme le jeune enfant abuse de l'impact qu'il découvre posséder sur la personne de ses parents. Qu'est ce que l'occident a produit depuis? du néo réalisme? de l'hyper réalisme? autant dire rien. En terme de mouvement:...
Les Muses imparfaites On avait tout le temps de devenir célèbres. Tout le temps d'être géniaux. Tout le temps de se soûler jusqu'à la lie de l'existence, d'en devenir violets, d'avoir les veines saillantes d'émotion coagulée. Y avait les mieux partis,...
Neuf d'un coup -"Regarde, c'est fou, sa gerbe a la forme de la France, en version arc-en ciel, super colorée!" C'était vrai, on reconnaissait bien la pointe de la Bretagne et celle, plus discrète, de la Normandie. N'importe quel élève de CE2 aurait dû...
Dans le parloir du monde les mots ont de drôles d'échos ils vont viennent et reviennent comme des vers inlassables dans une pomme trop remâchée Ils me font parfois mal vos mots non par leur sens ou leur piquant mais leur simple substance leur rebond sur...
Les voix coulent se mélangent en eaux troubles cliquètent tintent et roulent imaginons que c'est de la musique l'opéra de la rue est un beau bordel que couve au balcon l'oeil de la plus belle de la plus vieille son oeil est taché, usé, mais vif encore...
Ici tout est réel humide et zébré de lumière profonde c'est un climat propice aux monstres aux apparitions jaunes aux nuages cousus comme des tissus humains un fleuve orgiaque et fertile enfle et grandit pour mourir où rien n'est vraiment fini ce monde...
Le Rhône parle à un homme aux oreilles dévorées un jour vert-de-gris il écoute et ne comprend pas ce fleuve qui rumine un secret il ferme un instant les yeux aujourd'hui, l'entente est impossible l'homme aux oreilles dévorées va s'asseoir sur un banc...
Rappelez-vous ce désir de vitesse ah... n'être déjà plus là que les paysages nous caressent pensées fusées laisser au loin la détresse les alarmes qui hurlent pour rien les mercredis, la triste gueule des chiens laisser l'espace se dé com po ser chauffer...
A peine plus qu'un souffle sous les cils vibrionnants l'espace étouffe d'ailleurs, plus d'espace intact des ombres lascives un puzzle envoûtant s'organise en contacts sur le carrelage A peine plus qu'un souffle de lumière tiède je crois que c'est ta bouche...
Je suis amoureux d'une pierre luisante sous la lune éclatée des notes dissonantes enveloppent nos ébats rêvés tous les cris des gens craquelure leurs pas hasardeux ce désordre bouillonnant me rassure je ne trouverai jamais mieux pour épouvanter les sentiments...